lundi 10 octobre 2016

XXX. aller au contact

On peut facilement se laisser avoir.
Se satisfaire d'être en tête à tête avec les vieux papiers.
Heureusement que la prospection nécessite d'aller au contact des citoyens. Après tout, ce sont eux la source d'approvisionnement de "Mémoire(s) de Frameries".

Ainsi, l'Administration Communale lançait, en ce début d'octobre, le premier Salon des Seniors, sur une idée originale de Bernard Sirault. L'Epicentre, décoré de ballons, était animé. Et "Mémoire(s) de Frameries" tenait là son premier stand, sa première occasion de se montrer "en vrai".

Et ils sont plus de 40, les seniors à avoir pris contact. A avoir pris du plaisir à feuilleter les ouvrages et archives mis à disposition, à raconter quelques souvenirs... La plupart d'entre eux ont même promis de déposer qui des documents, qui des objets.

Au vu de l'accueil reçu, "Mémoire(s) de Frameries" a vraiment une place à prendre dans la Cité de l'Ecureuil - et ça fait chaud au coeur !


Merci aux visiteurs, à Sophie Dieu d'avoir couru sans compter, à Bernard d'avoir persévéré, et merci à Laurent d'avoir contribué à la bonne tenue du stand.

jeudi 18 août 2016

XXIX. La Bouverie Autrefois : une expo


Chère(s) & Cher(s),

"Mémoire(s) de Frameries" vous invite à sa première exposition, programmée dans le cadre de la Ducasse des Mignons 2016.

Nous avons choisi de vous proposer une sorte de panorama de La Bouverie d'Autrefois.
Affichées à même les murs du café de la Maison du Peuple de La Bouverie, les 30 images vous redonneront le goût d'hier, en toute simplicité.
Les documents, photos,... proviennent du FAbBH et de collections privées.

Au plaisir de vous voir au discours de la Présidente, qui ouvrira et la Ducasse et l'exposition, ce vendredi 19 août 2016, à 17h45.
Adresse: Maison du Peuple de La Bouverie, rue de la colline 63, à La Bouverie.

L'exposition sera ensuite ouverte toute la durée de la ducasse.

L'accès est bien entendu gratuit.

Au plaisir de vous y voir,


Stephen Vincke
pour "Mémoire(s) de Frameries"
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vendredi 5 août 2016

XXVIII. et nous rejouerons aux jeux anciens


Jadis, à Frameries (et dans le Borinage) on s'occupait en jouant à des jeux qui, le temps passant, ont fini par soit devenir anecdotiques, soit disparaître. Certains se pratiquaient en extérieur, d'autres étaient liés à un débit de boisson, ou encore au sein des cercles ou des sociétés. Ils permettaient de s'amuser tout en faisant rentrer quelques sous dans la caisse...

Il s'agissait du crossage en plaine ou au paillet, de l'abattage d'el biète, ou encore du jeu de bouloir...

"Mémoire(s) de Frameries" s'est associé au nouveau cercle de crossage au paillet de La Bouverie, Les Boudineux, afin de contribuer a retour des jeux anciens. Si la pratique de ces jeux et l'animation auprès de groupes d'enfants sera la part concrète réalisée par Les Boudineux, "Mémoire(s) de Frameries" apportera sa contribution en recherchant documents et témoignages du passé.

Quoi de plus exaltant que de revivre le temps passé ? C'est le passionné d'histoire médiévale qui se glisse dans une armure ou le féru de l'Empire français qui se coiffe du shako d'un grognard. 
Battre la soule au crossage au paillet. Renverser les quilles au jeu de bouloir. Faire kèyir el'biète à l'abattage d'el biète. C'est retrouver des gestes mille fois répétés par les anciens. C'est donner corps à des passions, des folies. C'est faire de son propre corps une chambre d'échos.



Photo: l'abattage d'en biète par la société l'Emulation - collection privée Denis Hoyois.

jeudi 4 août 2016

XXVII. Maryse & Maryse : mémoire(s) de Frameries


Un Fonds, par définition, est une entreprise statique. Un Fonds est immuable. Il ne peut ni varier sa structure, ni y ajouter (ou en retrancher) des éléments. Par passion pour Frameries, par la nécessité de poursuivre la collecte du passé, une superstructure voit le jour, intégrant le FAFBH (dorénavant intitulé FAbBH: Fonds d'Archives bouverisous Blogsquetia-Huart). Appelée "Mémoire(s) de Frameries", cette structure, inféodée à l'asbl Cherchenoises a pour objectif de collecter la mémoire du temps passé, aussi bien à travers les documents (photos...) que par le biais du témoignage oral.

Maryse Dupont (sur la photo) et Maryse Havaux ont toutes les deux pris contact avec Mémoire(s) de Frameries. La première pour rapporter l'épopée de la fabrique de chaussures de ses aïeux (les chaussures Dupont, dont les locaux se trouvaient en face de la Fabrique de théâtre) et la seconde pour ...raconter l'épopée de la fabrique de chaussures de ses aïeux (cette fois à Eugies). Quelle curiosité de se trouver devant deux personnes portant le même prénom, et amenant des histoires comportant de nombreuses similitudes.

Maryse me reçoit dans son appartement, à la chaussée du Roeulx. Quant à Maryse, c'est attablé Chez Louise que nous échangeons (devant une bonne tasse de café). Les documents photographiques sont de toute beauté - je les scannerai par la suite. Les histoires sont fascinantes, passionnantes - elles éclairent l'histoire de Frameries en apportant chacune une part nouvelle. Chaque souvenir en éveille un autre. Il y a tant de visages sur les photos, de prénoms, de personnes à mettre en perspective...

Maryse & Maryse, en déposant une partie de leur passé dans le récipient de "Mémoires de Frameries", mettent consciemment en épargne la mémoire de leur famille, comme on place un bien précieux à la banque.



jeudi 9 juin 2016

XXVI. si Michel avait su

Comme chaque année, le 9 juin est la Journée Internationale des Archives. L’occasion pour le Fonds d’Archives framerisoises Blogsquetia-Huart de dresser un petit bilan. 

Depuis l'ouverture des cartons début 2014 (lire ici), les archives d'origine ont été, pour un bon tiers, dépouillées, triées, retraitées, reclassées, et protégées. Elles concernent la vie framerisoise et couvrent principalement la seconde moitié du XXème siècle, sans oublier quelques belles pièces parfaitement conservées datées de la fin du XIXème et quelques cartons pas encore explorés concernant le Borinage et Mons.
Le FAfBH, loin d’être resté statique, a entrepris de collecter de nouvelles archives, de nouveaux documents – allant jusqu’à exploiter de nouveaux supports comme des interviews vidéos/audios.
Quant au site du FAfBH, remanié il y a peu, il a reçu, depuis sa création en févier 2014, plus de 11.500 visiteurs, dans l’ordre quantitatif : belges, américains, français, anglais. Le FAfBH a également servi à de très nombreuses reprises de point d’appui au blog communal de Frameries (« Blogsquetia ») qui, avec ses 20.000 visiteurs / mois de moyenne, reste le premier média framerisois. 

Malgré l’échec de la Vitrine des Archives (lire ici) projetée en juillet 2014 (par ailleurs dû exclusivement à l’inertie de l’administration communale), le FAfBH, à l’avenir, espère bien continuer à montrer, démontrer, raconter, et argumenter le passé de Frameries, pour éclairer et désamorcer l’interprétation du présent, et aussi contribuer à alimenter une certaine vision de l’avenir.

Des projets, il y en a : poursuite de la campagne de photos avant/après (voir ici), un travail documentaire sur les établissement Carmon (en cours), l'écriture et l'illustration de « dossiers » (voir ici), la création de liens avec d’autres porteurs d’archives framerisois, l’association avec Les Boudineux (cercle de crossage de La Bouverie) en vue de remettre en évidence les jeux traditionnels, et l'exposition, en août 2016, à l’occasion de la Ducasse des Mignons, d’archives concernant La Bouverie…
La preuve, s’il en fallait, que les archives ne sont pas, loin de là, des « objets morts », mais, au contraire, le vecteur concret de l’esprit framerisois, intemporel et éternel.

Enfin, durant le second semestre 2016, le FAfBh sera intégré dans un projet plus vaste de conservation et de démonstration des archives de Frameries. Mais ça, chhuuut, c'est encore en gestation.

Le titre de cet article, "si Michel avait su" fait référence à Michel Huart, qui se mit un jour en devoir d'entasser des documents, des photos, des objets. Son envie était de monter, un jour, un musée, afin que chacun puisse connaître et reconnaître le passé de Frameries. La mort l'emporta trop tôt. 
Il ne saura jamais que son musée verrait en quelque sorte le jour en 2014, grâce à la clairvoyance de sa femme, Maria Levante, la passion et la volonté d'un citoyen, Stephen Vincke, et à la magie d'un réseau appelé Internet...

mardi 12 janvier 2016

XXV. faire peau neuve

Comme vous le voyez, le site du Fonds d'archives framerisois vient de faire peau neuve. Il est dorénavant plus intuitif, plus clair, et l'accès aux thèmes n'a jamais été aussi simple. Ces thèmes ont d'ailleurs été revus afin d'offrir une plus grande distribution des documents. Quant à la partie "blog", sur laquelle vous vous trouvez, elle continuera de vous faire vivre de l'intérieur la petite vie du Fonds d'archives: de la découverte de nouveaux trésors aux réflexions à propos de la conservation en passant par les rencontres et les événements.
Le canevas est posé. Dans les semaines qui viennent de nouveaux documents, souvent inédits, viendront compléter ces pages pour le plus grand plaisir des amateurs.

A noter: la création d'une page dédiée au Borinage. Le Fonds d'archives framerisois possèdent des documents propre au Borinage qu'i serait dommage de ne pas montrer...

vendredi 2 janvier 2015

XXIV. il était une fois un artiste oublié


Parfois les oeuvres restent. Parfois pas. Et s'il n'a pas eu l'occasion de franchir le pas du numérique, il arrive qu'aucune occurence n'apparaisse sur le net. Alors l'artiste n'est plus qu'un vague souvenir dans la mémoire de quelques uns.
Le Fonds a reçu des rouleaux de gravures. De splendides gravures qui racontent Frameries. J'entre la signature de l'artiste dans Google. Sans aucun résultat. Il faut dire que la signature est difficilement déchiffrable ("Gilltay"). Un peu plus tard je tombe sur une édition récente des oeuvres de Bosquètia. Une illustration identique illustre la couverture. Et c'est signé: Georges Cailleau. En même temps je tombe sur des coupures de presse des années 80. Georges Cailleau s'y trouve: je découvre son visage à la fois élégant et amusé. Il se tient aux côtés de Gérard Godefroid. On signale les chars qu'il a réalisés pour les festivités de l'Ascension.
Me voici donc en possession de la clef. Reste plus qu'à trouver une serrure.
Et c'est chose faite lorsque quelque jours plus tard je parviens à retrouver sa petite-fille, via une annonce placée sur le blog de Frameries.
Je rencontre Fabienne qui me racontre son grand-père. Menuisier, Georges fabriquait des cercueils. Amoureux de la cité de l'écureuil, il l'a peinte, dessinée, parfois même sculptée et tapissée ! La famille dispose d'un trésor d'art, sans compter les nombreuses photos ! La fin tragique de Georges ajoute une pointe de drame à un univers très "romantique".
Comment le nom, le visage de Georges Cailleau ont pu disparaître si vite. Frameries serait-elle sans reconnaissance ?
L'idée germe immédiatement de mettre au point une expo posthume afin de refaire circuler et le nom et le talent de l'artiste.


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jeudi 11 décembre 2014

XXIII. ils aimaient la liberté

En pleine Libération de Frameries, précisément le 3 septembre 1944, quatre citoyens sont exécutés par l'occupant.

Leur mère avait demandé à Albert Decrucq d'accompagner son cadet Jean à une réunion de résistants, histoire de le tempérer un peu. Lorsque la réunion, qui se tient au 88 rue de Mons à Frameries (face à l'actuel mur du PASS), se termine, la plupart des résistants s'égaie par les jardins. Les frères Decrucq et un troisième homme, faisant preuve de moins de prudence, décident de passer par la rue. Cela leur coûtera la vie, ainsi qu'à un passant que le hasard aura amené là au mauvais moment.

Sur les photos mortuaires, on voit les deux frères, photographiés côte à côté, en costume militaire, médaillés, un bouquet de chrysanthèmes leur caressant le visage.

L'enterrement se déroule à Cuesmes. L'ancienne église (effondrée en 1986) est pleine à craquer. La foule s'est pressée pour assister à la cérémonie d'adieu aux derniers héros du Borinage. Puis c'est le cortège pour se rendre au cimetière. Des hommes graves, bérets sur la tête, portent les cercueils. En tête du cortège, une imposante couronne mortuaire ouvre le chemin. On aperçoit la soutane du curé. D'autres cercueils viennent s'ajouter à la longue colonne: autres morts, autres destinées.

On a fait s'agenouiller une huitaine d'hommes de part et d'autre d'un drapeau frappée de la funeste croix gammée. Des collabos ? Des rexistes ? Quel sera leur propre sort ?

Les bottes frappent le pavé.

La Libération se fait maussade.


Une histoire inédite, au croisement de rares témoignages, d'une poignées de photo, et d'archives diverses.
Les photos, au nombre de treize, ont été cédées au Fonds d'Archives par Jean-Pierre Finet.




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mercredi 3 septembre 2014

XXII. un portrait abandonné



Je ne sais pas qui est cet homme - le saura-t-on jamais ? Par contre je me souviens très précisément du moment où je tombe sur ce portrait.

C'était il y a de cela trois ou quatre ans. Je rentrais du travail. Je remontais de la gare par la rue Ferrer. J'ai bifurqué dans la rue César Depaepe, au gré de mon inspiration. Le portrait était là, posé contre une porte de garage, parmi des bouts de bois et quelques encombrants.

Je me souviens très exactement de mon état d'esprit à ce moment. La joie simple d'avoir dégotté ce que je m'imagine être, intrinsèquement, un petit trésor. Et la légèreté de poursuivre mon chemin, le cadre sous le bras.

Aujourd'hui, la réception et la gestion du Fonds d'Archives framerisoises rend les choses différentes. La joie simple a laissé la place à la responsabilité face à la nécessité de protéger le patrimoine, le conserver, et le soumettre à la curiosité et à la culture des citoyens.

Entre ces deux deux états d'esprit, si peu de temps: trois ou quatre ans. Découvrir le monde du document d'archive et, à travers lui l'histoire de son milieu, c'est une construction personnelle, une sorte de quête sans fin jalonnée de merveilles. Bref: en trois années je suis passé d'amateur de foot à joueur expérimenté (sans les sous, bien sûr).

jeudi 14 août 2014

XXI. vie privée et document public




Les archives comportent parfois des informations qui, dans certains cas, ressortent du domaine strictement privé. Le texte d'une carte postale en est un exemple flagrant. La facture d'une entreprise en est un autre. Si l'auteur de l'une et l'autre a disparu depuis belle lurette, peut-on malgré tout exploiter, même à des fins non lucratives, le nom ou les informations qui, à l'époque, relevaient d'une certaine confidentialité ? Qu'en est-il des descendants: à partir de quel degré, de quels arguments ont-ils un droit d'ingérence au bénéfice supposé de leurs aïeux ? Qu'en est-il du droit à l'oubli - formulation à la mode en cette époque d'omniprésence d'informations sur la toile informatique ? En bref: quelles sont les circonstances qui donnent le droit irréfutable de soumettre un document d'archive à la curiosité publique ? Il me semble difficile d'apporter une réponse globale ferme et définitive. Le cas par cas semble devoir s'imposer.

Les critères de sélection d'une archive qui est dévoilée doivent être un équilibre entre l'illustration historique, l'intérêt sociologique, le rappel patrimonial (et culturel), et la beauté plastique. L'essentiel, finalement, reste que dans le cas précis du Fonds d'Archives framerisoises Blogsquetia-Huart, l'intention n'est et ne sera jamais de dévoiler des secrets dans un soucis de publicité égoïste. L'objectif est et restera toujours de faire (re)découvrir le patrimoine framerisois et de plébisciter la culture qui est la nôtre au travers d'archives sélectionnées et, dans la mesure du possible, libérées des contraintes explorées ci-dessus. D'une manière claire et directe: l'intention est pure (ce qui, sans faire preuve d'un trop-plein de naïveté, permet d'excuser pas mal).

In fine, de manière très pratique, dans le cas de documents pouvant prêter le flanc à l'incompréhension ou la critique, le Fonds acceptera toujours d'entrer dans une discussion à bâtons rompus avec les dépositaires d'un nom de famille, de l'image d'une personne, d'une entreprise, etc, afin de faire valoir cette objection simple, qui a valeur de règle absolue : la beauté plastique d'un vieux document, l'éclairage émotionnel et la meilleure perception qu'il offre du passé doivent le libérer de tout soupçon, à partir du moment ou son contenu ne vient pas entacher une réputation établie.



document: livret d'artillerie de Pierre-Joseph Rousseau, citoyen de La Bouverie, 1882 (issu des collections précieuses du FAfBH).

dimanche 10 août 2014

XX. Frameries-City




Il suffit d'un vieux carton inexploré. D'une enveloppe anodine. D'une seconde enveloppe. Déjà moins anodine, cette dernière est noire et marbrée. Elle est marquée "en souvenir de Frameries et de ce jour".

Dans l'enveloppe... un billet de "one dollar", émis à Frameries-City en 1974 à l'occasion des 30 ans de la Libération, et représentant l'écureuil dans un face à face incongru avec la statue de la liberté.

Le billet, rivé à l'enveloppe, est épais. L'enveloppe contient également une cinquantaine de tirages sur papier simple. Offerts par le GCPA (groupement des commerçants et artisans framerisois - qui existe toujours actuellement), chacun de ces tirages était en vérité un billet de loterie avec à la clef, un voyage aux USA. En outre, chaque billet est frappé du cachet d'un commerçant de Frameries: "aux 100.000 rouleaux", "Sainte Barbe Shop", "La Corbeille Fleurie",...



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dimanche 3 août 2014

XIX. le dessous des cartes


Les collectionneurs de cartes postales s'intéressent à la rareté de l'image, son état de conservation, sa propreté. Et puis parfois au timbre. Ou encore à l'exotisme de la provenance. Mais jamais, ô grand jamais... au texte. "Voilà la 5ème foie que je vous écrit et n'ais pas encore eut de votre nouvelle". Elles sont pourtant précieuses, rares, et totalement uniques, ces quelques lignes. Ecrites à la va vite, au stylo plume, au crayon: transparaissent des sentiments, des intentions. "Nous somme bien en passiance pour savoir comment que vous [vous] conduisait". De toute évidence, c'est sur le dessous des cartes qu'un humain à nu a fait son nid. "Rembrasse bien notre Portrait a notre place et moi 100 baisser pour vous deus votre père".
Ces quelques lignes manuscrites ne sont-elles pas, en définitive, le vrai coeur battant de la carte postale ?



Carte postale chinée sur la brocante de Noirchain, le 3 août 2014.


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