vendredi 2 janvier 2015

XXIV. il était une fois un artiste oublié


Parfois les oeuvres restent. Parfois pas. Et s'il n'a pas eu l'occasion de franchir le pas du numérique, il arrive qu'aucune occurence n'apparaisse sur le net. Alors l'artiste n'est plus qu'un vague souvenir dans la mémoire de quelques uns.
Le Fonds a reçu des rouleaux de gravures. De splendides gravures qui racontent Frameries. J'entre la signature de l'artiste dans Google. Sans aucun résultat. Il faut dire que la signature est difficilement déchiffrable ("Gilltay"). Un peu plus tard je tombe sur une édition récente des oeuvres de Bosquètia. Une illustration identique illustre la couverture. Et c'est signé: Georges Cailleau. En même temps je tombe sur des coupures de presse des années 80. Georges Cailleau s'y trouve: je découvre son visage à la fois élégant et amusé. Il se tient aux côtés de Gérard Godefroid. On signale les chars qu'il a réalisés pour les festivités de l'Ascension.
Me voici donc en possession de la clef. Reste plus qu'à trouver une serrure.
Et c'est chose faite lorsque quelque jours plus tard je parviens à retrouver sa petite-fille, via une annonce placée sur le blog de Frameries.
Je rencontre Fabienne qui me racontre son grand-père. Menuisier, Georges fabriquait des cercueils. Amoureux de la cité de l'écureuil, il l'a peinte, dessinée, parfois même sculptée et tapissée ! La famille dispose d'un trésor d'art, sans compter les nombreuses photos ! La fin tragique de Georges ajoute une pointe de drame à un univers très "romantique".
Comment le nom, le visage de Georges Cailleau ont pu disparaître si vite. Frameries serait-elle sans reconnaissance ?
L'idée germe immédiatement de mettre au point une expo posthume afin de refaire circuler et le nom et le talent de l'artiste.


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