avant/après



Toujours surprenant de reprendre des photos au même endroit, à plusieurs décennies d'écart !





Eugies était une commune à part entière jusqu'à la fusion des communes en 1977. 
A ce titre, les élus eugéiens disposaient, comme il se doit, d'une maison communale, située sur la place. Sa construction fut décidée par l'arrêté communal du 20 juillet 1864, et l'édifice, conçu par l'architecte P. Carion, fut achevé le 21 avril 1867.

1. La place d'Eugies a été inaugurée en 1838. Curieusement, elle se trouve loin du centre géographique du village (où se trouve par contre la Maison du Peuple). On remarque, en comparant les photos, la différence de revêtement de la place, le tracé de la route (datée de 1847) et son revêtement.
2. La photo de droite n'est pas datée avec précisions. A noter toutefois la présence de la fée électricité.
3. L'ancien corps de ferme, sans véritablement changer d'attribution, est aujourd'hui la propriété de la famille Delaunois dont la boucherie "Chez Simon" régale ses clients de produits fermiers.

4. De style néo-classique, imposante, carrée, la maison communale est devenue le centre culturel de Frameries. Excepté l'absence de quelques cheminées, elle n'a pas changé.
5. C'est bien simple: sur les photos anciennes, il y a toujours quelques citoyens qui prennent la pause. A notre époque, ce personnage de noir habillé n'aurait pas survécu au flux automobile plus d'une quinzaine de secondes. A noter la présence d'enfants sur les escaliers de la maison communale. A notre époque, c'est un volatile qui s'est invité sur la photo prise un beau soir d'hiver.



L'ancienne gare de Frameries (à droite sur la photo en noir et blanc), détruite en 1976, se trouvait à l'emplacement actuel du petit terrain de basket, rue de la station, non loin de la gare actuelle. On constate que l'environnement - si l'on excepte l'absence de l'imposant bâtiment - à peu changé: l'ensemble des habitations était déjà là lorsque la photo en noir et blanc à été prise (on estime la date de prise de vue à un siècle en arrière). Le pittoresque de la carriole n'échappera à personne...

1. Cette cheminée a disparu. S'agissait-il d'une brasserie ? 
2. La petite lucarne carrée est toujours là tandis que les ouvertures percées sur le flanc de la maison du fond ont été murées. 
3. Devant la gare se trouvait un kiosque à journaux. La gare actuelle n'offre certes pas la même présence architecturale et, pour ce qui est du confort, la salle d'attente se trouve... dans les toilettes. Autres temps, autres moeurs...




Il n'a pas été simple de retrouver le bâtiment. Plusieurs éléments mettaient sur une fausse piste : le numéro de téléphone en haut à droite est renseigné à La Bouverie, le numéro de maison (qui a changé depuis lors) et le nom de la rue. Il faut savoir que lors de la fusion des communes (1961), la rue du commerce (appelée ainsi car le commerce y prospérait alors) est devenue la rue Franklin Roosevelt (à Frameries). Enfin: la profonde mutation de la bâtisse qui a vu se fermer et s'ouvrir portes et fenêtres.
On estime la date de prise de vue au début du XXème siècle.

1. Un des éléments de haut de façade qui a permis la comparaison: le dessous de la corniche à la géométrie en zigzags. A noter: le linteau des portes et fenêtres, qui a perduré malgré les aménagements.
2. Le bâtiment, initialement uni, a été découpé en deux maisons distinctes, d'où l'apparition d'une deuxième porte, et la modification de la distribution des fenêtres (au rez).
3. Au moment de la photo d'époque, les lieux étaient un débit ou un magasin de boisson. Sur l'enseigne et sur les vitres, on peut lire que J. Deghilage vendait des liqueurs, de la bière brune, des spécialités...
4. Le bâtiment voisin (difficile de dire s'il s'agit du même, rénové, ou d'une reconstruction) était doté d'un bel exemple de balconnet couvert à poulie, destinée à monter (et descendre) les marchandises.
5. Ces deux splendides calèches sont du plus bel effet. Et le cocher: quel matamore ! Les calèches étaient-elles là par hasard ? Le cheval de gauche semble à l’arrêt. Celui du milieu semble bouger – peut-être est-il juste en train de piaffer. Il est possible que la présence de ces deux calèches ne soit pas là par un concours de circonstance, si l’on s’en tient à l’indication en majuscule et en gras, située entre l’adresse et le numéro de téléphone : « voiture ». S’agissait-il d’un commerce réputé qui avait un service de voitures pour ses clients ?  Une innovation destinée aux gens aisés ? Un service d’aller-retour depuis la gare (située à quelques rues) ?
6. Triste signe des temps...





Le Pont de chemin de fer (PASS) qui permettait autrefois le passage des wagons emplis de coke, au départ du charbonnage de Crachet-Piquery. 

D'autres infos: prochainement.





Rue des alliés.
Un demi-siècle sépare la première photo de la troisième. Et au milieu, une photo charnière qui montre l’après-travaux de 1958, année à laquelle la majorité socialiste a mis en route une grande campagne d’aménagement des voiries, de destruction de taudis, etc. Que d’évolution sur ce triptyque – et celle des automobiles n’est pas des moindre !

1. La cheminée de cette maison n’a pas changé depuis plus de 55 ans : ça c’est de la bonne maçonnerie ! A noter : dès que la façade latérale de cette maison est dégagée par la destruction des deux vieilles bâtisses, elle se retrouve placardée d’annonces publicitaire
2. Quelle trajectoire : en un demi-siècle le terrain vague devient une pompe à essence puis un ensemble d’appartements avec la banque ING au rez-de-chaussée.
3. Le revêtement de la route a changé, mais les rails du tram sont toujours là.
4. Le maraîcher et le studio Ghisoland : toujours fidèles au poste à l’heure actuelle !
5. Au début « Sainte-Barbe Shop », puis « Pizza Plazza », ce haut bâtiment caractéristique est devenu un des derniers chancres qui balafrent la rue des alliés. Parions que, dans les années à venir, ce paysage se modifiera encore !





Le livre "Frameries" de Claudia Malengreaux explique que le Concordia était un café situé aux 4 pavés de Frameries. Il était exploité par Mr Leleux. Dans les années 60 une explosion de gaz a eu lieu au sous-sol. Sur la seconde photo, on apprend qu'après les rénovations, les vitres étaient teintées de noir. Le café est devenu par la suite une pizzeria. La dernière photo date de 2015.



"C'est le 30 avril 1971 que suite à la détérioration d'une conduite de gaz malmenée par l'installation de gaz naturel, le café Concordia a explosé. Ma mère en était l'exploitante, elle l'avait repris en 1964 à Madame Leleux Eva dont le mari décédé s'appelait Eugene, grand père d'André Leleux. Ma mère Mariette, que les clients surnommaient, Mathilde a tenu ce café jusqu'en 1980".

Témoignage de Roselyne Mahieu.