une assiette qui en dit long




Cette assiette (dont l’auteur est peut-être Marcel Mahieu ou Marie-Claire Minon) célèbre l’existence de La Bouverie, et rappelle son indépendance de Frameries durant 130 années. 

En effet, après des années à se construire une identité propre, La Bouverie fut détachée de Frameries sur demande des conseillers communaux de La Bouverie appuyés par la population, et par la grâce de sa Majesté le Roi Léopold par l'arrêté royal du 30 mars 1845. L’ironie du sort voulu qu’en 1977, la fusion des communes réintègre La Bouverie dans le giron de Frameries.

Voici une petite visite guidée de cette assiette, et de La Bouverie.

Inaugurée en 1841 et rénovée en 1979, l’église de La Bouverie (1) est dédiée à Saint Joseph. Voici sans doute une référence au clocher caractéristique du temple évangélique (2), construit en 1853. Rue de la Libération, ce monument (3) réalisé par le sculpteur Gobert et dédié au docteur Achille Urbain, a été inauguré en 1912. Divers éléments (4) qui rappellent les charbonnages (le plus connu étant le « Grand Trait ») qui ont, autrefois, marqué l’identité du village : un châssis à molette, un terril, une cheminée crachant des volutes de fumée, un mineur, une hiercheuse… Les armoiries de La Bouverie (5), esquissées par René Finet, ont été arborées pour la première fois en septembre 1947. Le blason rappelle le caractère à la fois rural et industriel du village.

L’industrie de la chaussure (6) a longtemps été florissante à La Bouverie, et grande pourvoyeuse d’emplois qualifiés. Il y eu d’ailleurs une « école de la chaussure » qui, de nos jours, est devenue la Fabrique de Théâtre (rue de l’industrie). On ne compte plus le nombre de sociétés (chorales, harmonies, cercles dramatiques…) qui ont ponctué la vie du village. Ce chef d’orchestre subjuguant la foule (7) représente sans doute le patrimoine musical de La Bouverie, toujours marqué par l’actuelle Académie de Musique. Erigé au début des années 20, ce monument (8) est dédié à la gloire des habitants de La Bouverie morts au champ d’honneur lors de la première guerre mondiale.

Enfin, cet élément (9), peu clair, fait peut-être référence aux fêtes populaires nommées « ducasses » (voir ci-dessous) qui se tenaient autrefois dans les différents quartiers de La Bouverie : les ducasses d’el « Loquette », du « Plan Tanchoue », de « Couteau », de l’ « Usine », de l’ « Attaque », des « Mignons » (qui existe encore, chaque mois d'août), du « Fond Touyen »... Ces festivité populaires et animées, étaient attendues aussi bien par les enfants que par les adultes: sur la photo ci-sessous, on voit (très probablement) un Capitaine de ducasse entouré de son équipée...